ÿþ<HTML> <HEAD> <TITLE>DE SACY TRANSLATION</TITLE> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080"> <BLOCKQUOTE><CENTER><FONT FACE="GENTIUM" SIZE=3><A HREF="bas1.txt.htm"><IMG SRC="gb.gif" WIDTH=20 HEIGHT=14 BORDER=0></A> takes you back to the Base Text at the same chapter.</CENTER></P> <B>Sylvestre de Sacy, <I>Anthologie grammaticale arabe</I></B>, Paris 1829, pp. 361-363. Only Chapters 1, 3, 4 and 5 are translated.</P> </P> The displayed text exactly follows the page and lines of the original, but the notes are in free format.</P> Click on the <U>Chapter Titles</U> to see the corresponding Arabic text (= pp. 152-154). Footnotes (= pp. 381-89) are linked by their numbers</P> <A HREF="../demo/tro.not/t324n1.htm">Return to Troupeau translation at note (1), p. 324</A></P> <HR></P> <CENTER><FONT SIZE=4>EXTRAIT du Traité de la Syntaxe arabe</P> de SIBAWAÏH <A NAME="n1"></A><A HREF="../demo/sac.not/n1.htm"><SUP>(1)</SUP></A><BR></P> ___________________</P> <A NAME="s361_4"></A><A HREF="sac.gra.htm">De ce qu'on entend par mot.<A NAME="n2"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n2.htm"><FONT SIZE=3><SUP>(2)</A></SUP></CENTER> <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE> <A HREF="bas1.txt.htm"><IMG SRC="gb.gif" WIDTH=20 HEIGHT=14 BORDER=0></A> Les mots sont le <I>nom</I>, le <I>verbe</I> et la <I>lettre</I> employée pour exprimer<BR> un sens, <A NAME="n3"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n3.htm">(3)</A> et qui n'est ni nom, ni verbe <A NAME="n4"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n4.htm">(4)</A>. <I>Homme, cheval, mu-<BR> raille</I>, sont des noms. Quant aux verbes, ils consistent en diverses<BR> formes, dérivées des mots qui expriment les accidens qui modifient<BR> les noms: ces formes sont destinées à exprimer [par leur diversité],<BR> ce qui est passé, ce qui sera et n'est point encore, et ci, qui est ac-<BR> tuellement et n'a pas encore cessé d'être. C'est ainsi que vous dites,<BR> en commandant, <I>abi</I>, <I>occide</I>, <I>verbera</I>, ou, en énonçant un fait, <I>occidet</I>,<BR> <I>abibit</I>, <I>verberabit</I>. Si le fait, au moment ou vous parlez, n'a pas en-<BR> core cessé d'être, vous employez la même forme<A HREF="../Demo/sac.not/n5.htm">(5)</A>.<A NAME="n5"> Nous explique-<BR> rons en détail, s'il plait à Dieu, ces formes dérivées des mots<BR> destinés à exprimer les accidens qui modifient les noms, formes qui sont<BR> susceptibles de diverses variations <A NAME="n6"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n6.htm">(6)</A>. Ce que nous entendons par les<BR> <I>accidens</I>, c'est, par exemple, <I>verberare</I>, <I>occidere</I>, <I>laudare</I> <A NAME="n7"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n7.htm">(7)</A>. Quant<BR> à ce qui est employé pour exprimer un sens, et qui n'est ni nom ni<BR> verbe, c'est, par exemple, <I>thoumma</I>, <I>saufa</I>, le <I>waw</I> du serment, le<BR> <I>lam</I> d'annexion, et autres expressions semblables.</P> <CENTER><A NAME="s361_22"></A><A HREF="sac.gra.htm#s3"><FONT SIZE=4>Du sujet et de l'attribut</A><A NAME="n8"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n8.htm"><FONT SIZE=3><SUP>(8)</A></SUP></CENTER></P> <A HREF="bas3.txt.htm"><IMG SRC="gb.gif" WIDTH=20 HEIGHT=14 BORDER=0></A> On entend par-là deux [parties du discours] qui ne peuvent pas<BR> se passer l'une de l'autre, et dont celui qui parle a un besoin absolu.<BR> Tels sont le nom qui forme l'inchoatif, et celui qui est édifié sur ce-<BR> lui-ci <A NAME="n9"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n9.htm">(9)</A>, quand vous dites, par exemple: <I>Abd-allahus [est] frater<BR> tuus</I>, et: <I>Hic [est] frater tuus</I>. Il en est de même, quand vous dites<BR> [ Page 362 ] Abit Zeidus</I>, car le verbe ne peut pas plus se passer de nom, que<BR> [dans les exemples précédens], sous la forme nommée <I>inchoative,</I><BR> le premier nom ne pouvoit se passer du second. C'est encore une<BR> construction analogue à la forme inchoative, quand on dit: <I>Fuit<BR> Zeidus abeuntem</I> (c'est-à-dire, <I>abiens</I>), et: <I>Utinam Zeidus abiens<BR> </I>(c'est-à-dire, <I>Utinam abeat Zeidus</I>), parce que, dans ce cas, la pre-<BR> mière partie n'a pas un besoin moins absolu de ce qui vient ensuite, que<BR> le nom servant d'inchoatif n'a besoin de ce qui le suit. La première et la<BR> plus naturelle situation du nom, c'est d'être employé comme inchoatif;<BR> les antécédens qui mettent le nom à l'accusatif, ou au nominatif hors<BR> le cas où il joue le rôle d'inchoatif <A NAME="n10"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n10.htm">(10)</A>, ou au génitif, ne sont que des<BR> additions étrangères qui viennent exercer sur lui une influence. Ne<BR> voyez-vous pas en effet que ce qui devoit être inchoatif, par l'effet<BR> de ces antécédens qui surviennent et se placent avant lui, cesse<BR> d'être inchoatif; qu'il ne peut pas le devenir, tant que subsistent ces<BR> antécédens dont je vous ai parlé <A NAME="n11"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n11.htm">(11)</A>, et qu'il ne le seroit que dans le<BR> cas où vous les supprimeriez? En effet, lorsque vous dites : <I>Abd-allahus<BR> [est] abiens</I>, vous pouvez introduire avant cela le mot <I>vidi</I>, et vous<BR> direz: <I>Vidi Abd-allahum abeuntem.</I> Vous pouvez également dire:<BR> <I>Fuit Abd-allahus (abeuntem</I> pour <I>abiens</I>), et encore: <I>Transivi juxta<BR> Abd-allahum</I> (en arabe, <I>Abd-allahi</I>) <I>abeuntem</I>. La forme inchoative est<BR> la première en rang, comme l'unité est le commencement des nombres,<BR> et comme, [pour les noms], l'état d'indétermination est antérieur<BR> à l'état de détermination.</P> <CENTER><A HREF="sac.gra.htm#s4"><FONT SIZE=4>Des mots qui énoncent les idées.<A NAME="s362_25"></A></CENTER></FONT><BR> <A HREF="bas4.txt.htm"><IMG SRC="gb.gif" WIDTH=20 HEIGHT=14 BORDER=0></A> On trouve dans le langage des Arabes <A NAME="n12"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n12.htm">(12)</A>, tantôt deux termes<BR> différens pour exprimer des idées différentes, tantot deux termes dif-<BR> férens pour exprimer une seule et même idée, et tantôt un seul mot<BR> pour exprimer deux idées différentes: vous verrez cela, s'il plait à Dieu.<BR> Exemple du cas où il y a deux termes différens pour exprimer deux<BR> idées différentes: <I>djélésa</I> <I>(consedit)</I>, et <I>dhahaba</I> <I>(abiit)</I>. Exemple<BR> du cas où deux termes différens n'expriment qu'une même idée: <I>dha-<BR> haba</I> <I>(abiit)</I>, et <I>intalaka</I> <I>(abiit)</I>. Exemple du cas où un seul terme<BR> exprime deux idées différentes: <I>wédjéda</I> qui exprime tantôt le sens<BR> du mot <I>mewdjida</I> <I>(ira)</I> et signifie: <I>iratus est</I>, et tantôt celui du mot<BR> <I>widjan</I> <I(inventio)</I> et signifie: <I>invenit jumentum quod amissum fuerat</I>.<BR> Il y a beaucoup de mots qui sont dans le même cas que celui-ci <A NAME="n13"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n13.htm">(13)</A></P> <A NAME="s363_1"></A>[ Page 363 ] <A HREF="sac.gra.htm#s5"><FONT SIZE=4>Des accidens qui surviennent dans l'énonciation des mots.</A></P> <A HREF="bas5.txt.htm"><IMG SRC="gb.gif" WIDTH=20 HEIGHT=14 BORDER=0></A><FONT SIZE=3> Il faut savoir que les Arabes suppriment quelquefois une portion des<BR> mots <A NAME="n14"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n14.htm">(14)</A>, quoique, dans l'origine, il n'en fût pas ainsi dans le discours.<BR> Tantôt ils suppriment, et remplacent la chose supprimée par une autre,<BR> ou bien ils négligent une chose qui devroit naturellement faire partie<BR> de leur langue, se contentant d'y suppléer par quelque autre chose,<BR> en sorte que la première reste tout-à-fait hors d'usage: vous allez voir<BR> cela, s'il plait à Dieu. Quant à la suppression de ce qui régulièrement<BR> ne devroit pas être supprimé, c'est ainsi qu'on dit: <I>lam yécou</I> [en sup-<BR> primant le <I>noun</I> de <I>yecoun</I>], et: <IZla adri</I> [en supprimant le <I>ya</I> d'<I>adri</I>],<BR> et autres mots semblables. Relativement aux mots qu'ils négligent, se <BR> contentant de leur substituer d'autres mots de leur langue: c'est ainsi<BR> qu'ils disent [à l'aoriste]: <I>yédao</I>, et ne font point usage du prétérit<BR> <I>wadaa</I>, à la place duquel ils se contentent de <I>téréca</I> et autres mots<BR> semblables. Enfin, en ce qui concerne la substitution d'une chose à<BR> une autre, on en voit des exemples dans les mots <I>zénadika</I> et <I>zena-<BR> dik</I>, <I>férazina</I> et <I>férazin</I>, où ils ont supprimé le <I>ya</I> et l'ont remplacé<BR> par le <I>ha</I> [dans <I>zénadika</I> et <I>férazina</I>]; dans le verbe <I>astaa</I>, aoriste <I>yos-</I><BR> <I>tio</I>, dont la forme régulière seroit <I>ataa</I>, aoriste <I>yotio</I>, et où ils ont<BR> ajouté un <I>sin</I> pour remplacer la voyelle qui devoit appartenir à la se-<BR> conde lettre radicale de la forme <I>afala</I> <A NAME="n15"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n15.htm">(15)</A>; enfin, dans le mot <I>alla-<BR> homma</I>, où ils ont ajouté le <I>mim</I> pour remplacer la particule vocative<BR> <I>ya</I> <A NAME="n16"></A><A HREF="../Demo/sac.not/n16.htm">(16)</A>.</P> </FONT> </BODY> <BR><BR><BR><BR> </HTML>